PROGRAMME SCORPION – PAMIERS (09)
Synthèse et rigueur
La construction d’une infrastructure de soutien technique pour véhicules blindés de nouvelle génération pour le 1er régiment de chasseurs parachutistes, à Pamiers en Ariège. Une solution synthétique permettant de répondre à l’ensemble des contraintes et du site, visant à moderniser les capacités de combat de l’armée de Terre.
D’inspiration industrielle dans son mode constructif, le bâtiment base son expression architecturale sur ses larges dimensions – avec des poteaux bétons d’un seul tenant depuis le sol – son horizontalité, le rythme régulier de sa structure et ses matériaux bruts, en écho aux bâtiments existants. L’habillage « caméléon » dans des teintes beige et gris résonne avec sa fonction militaire.
La toiture, très aérienne, contraste entre l’enceinte militaire : elle joue un rôle majeur dans l’expression du bâtiment par ses débords et ses sheds. Nets, évoquant la géométrie des bateaux et des avions furtifs, leurs plis sont orientés vers le Nord et disposés à l’aplomb des trois halls techniques et modulables — station d’entretien, NTI1, atelier multitechnique — auxquels ils apportent un éclairage zénithal homogène.
A l’intérieur, le volume unitaire de la halle est dimensionné pour accueillir le pont roulant de l’atelier d’entretien et les hauteurs diverses des locaux associés. Sa structure se compose de portiques régulièrement répétés sur toute la longueur du bâtiment. Les équipements de maintenance y semblent mis en scène.
Les poteaux en béton préfabriqué, au dessin nerveux et élancé, supportent des poutres treillis en bois. Les premiers — choisis pour leur robustesse — contrastent avec l’ambiance chaleureuse dégagée par le bois dans les halls en double hauteur.
PROGRAMME SCORPION – PAMIERS (09)
Synthèse et rigueur
Maître d’ouvrage Ministère des Armées et ESID de Bordeaux
Maître d’œuvre DLW et V2S Architectes (associés)
Site 14 rue Cécile Brunschvicg, Nantes (44)
Bureaux d’études OTE Ingénierie (TCE) et ECO (OPC),
Surface 9000 m²
Année 2024
Photos : Sylvain Mille